explorations - nouveaux objets - croisements des sciences

L'auteur

Romain Monge

Page auteur

rom1.monge [chez] gmail.com

Référence

Romain Monge, « Introduction aux signes de qualité appliqués aux huiles essentielles : L’exemple des filières provençales, grassoises et calabraises », Influxus, [En ligne], mis en ligne le 10 avril 2014. URL : http://www.influxus.eu/article755.html - Consulté le 26 juillet 2017.

Introduction aux signes de qualité appliqués aux huiles essentielles : L’exemple des filières provençales, grassoises et calabraises

par Romain Monge

Résumé

Quels liens les huiles essentielles selon l’origine[1] entretiennent-elles avec le territoire ? Cette question originale est traitée dans cet article par le prisme des concepts de la géographie du monde rural et de l’économie agricole, et en prenant exemple sur les huiles essentielles de lavande de Provence, de bergamote de Calabre et des fleurs du pays de Grasse[2]. Il s’agira de montrer l’organisation d’ensemble de ces filières et leur et leur contribution à la valorisation du patrimoine.

[1] Production végétale labellisée par une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), une Appellation d’Origine Protégée (AOP) et par une Identification Géographique Protégée (IGP).

[2] Rose et Jasmin.

Abstract

What kind of relationships PDO-essential oils maintain with the territory ? This original question is examined in this paper by considering concepts of both rural geography and agriculture’s economy., taking as examples the essential oils of lavender of Provence, Bergamot of Calabria and to flowers of Grasse. Then, we will focuse on those cluster’s organization and their capacity to enhance the territory and its patrimony.

Introduction

Les appellations d’origine sont des signes de qualité désignant des produits caractéristiques de leur zone géographique. La France a été à l’origine de ce concept, qui a vu le jour le 30 juillet 1935 [1]. L’Union européenne se dote de signes de qualité pour les pays membres en 1992 : c’est l’apparition des AOP [2] mais aussi des IGP. La définition figure dans le règlement CE n°510/2006. Depuis, de très nombreux travaux de géographes et d’économistes ont été publiés sur les produits agroalimentaires avec signes de qualité. Parmi ces travaux nous pouvons citer les thèses brillantes de Frayssignes (2005) ou de Perrin (2009). Cependant, si les études sont très nombreuses sur le vin ou les fromages, elles le sont moins sur les huiles essentielles, qui méritent que l’on y consacre une réflexion originale. En effet, c’est en 1981 qu’a été promulguée l’AOC « Huile Essentielle de Lavande de Provence » tandis que la décennie 2000-2010 a vu apparaître l’AOP « Huile Essentielle de Bergamote de Calabre » (en 2001) ainsi que la mise en place de l’IGP « Fleurs d’Exception du Pays de Grasse » (dès 2008). La lavande est le premier produit agricole non-alimentaire à bénéficier de ce label, tandis que les autres cultures précitées ont été certifiées à un moment où l’authenticité et les produits naturels sont au cœur des préoccupations des professionnels de la parfumerie de luxe. De plus, elles participent au développement territorial mais restent néanmoins des productions marginales qui ont la particularité de correspondre à des filières d’excellence profondément mondialisées. L’objectif de ces signes de qualité est de protéger la typicité de ces productions, de les valoriser et de préserver les savoir-faire.

Notre réflexion vise à mettre en lumière les objectifs de leur développement, en s’interrogeant sur le lien produit-territoire, qui est le socle du principe des appellations d’origine. A partir d’enquêtes, parfois délicates et dans un secteur spéculatif où la confidentialité est souveraine, nous esquisserons une comparaison des différents labels de qualité en prenant pour exemple l’huile essentielle de lavande de Provence AOC (1981), l’IGP « Fleurs d’Exception du pays de Grasse » (en projet depuis 2008) et l’huile essentielle de bergamote de Calabre AOP (2001).

I – La lavande de Provence et les fleurs du pays grassois, deux filières d’excellence

I.1 – Des acteurs locaux mobilisés

L’AOC « Huile essentielle de lavande de Provence » (cliché 1 et 1a) a été promulguée le 14 décembre 1981. Cette décision a fait suite à une importante action syndicale de la part des producteurs, excédés par les pratiques du négoce, qui vendait comme étant des lavandes françaises des produits d’importation provenant de Bulgarie. Une aide au kilogramme [3] agréée a été mise en place par l’ONIPPAM [4] (désormais France AgriMer), et soutenue par la DRAAF [5] qui présidait la commission d’agrément afin de rendre l’AOC opérationnelle face à des produits contrefaits.

En 1930, on recensait à Grasse une production de 1800 tonnes de jasmin et 2000 tonnes de roses. Soixante ans plus tard, la production avait chuté à 26 tonnes pour le jasmin et 185 tonnes pour la rose (Calloud-Gabriel, 1998). Enfin en 2009, les estimations étaient respectivement de 18 tonnes et 64 tonnes. Cette diminution s’explique par l’utilisation d’essences de synthèse ou « coupées », ou bien encore provenant d’autres pays. C’est pour ces motifs que deux producteurs de plantes à parfum de Grasse ont entamé la demande d’une IGP [6] pour les essences absolues des fleurs du pays grassois (cliché 2 et 3). L’association « Fleurs d’Exception du Pays de Grasse », à l’origine de ce projet, s’est donné pour objectifs de promouvoir son identité territoriale, de certifier un mode de production « propre », de développer des partenariats et des contrats de recherche pour maintenir le patrimoine agricole et la préservation du savoir-faire, et d’être le partenaire du marketing des marques. En 2013, M. Jean-Pierre Leleux [7] a déposé une candidature portée par l’association du Patrimoine vivant du Pays de Grasse visant à inscrire au patrimoine culturel immatériel mondial de l’Unesco « les savoir-faire liés au parfum en Pays de Grasse, la culture des plantes à parfum, la connaissance des matières premières et l’art de composer le parfum ». Ce projet faciliterait alors l’obtention de l’IGP. Enfin, ces plantes à parfum sont un objet identitaire auquel les membres de la filière sont profondément liés : « Notre terroir est unique, notre passion ne se délocalise pas » déclarent les fondateurs de l’association grassoise. Les producteurs provençaux et grassois ont l’avantage d’avoir le concours des grandes marques comme L’Occitane en Provence qui achète chaque année environ entre 3 et 4 tonnes d’huile essentielle de lavande de Provence AOC aux cultivateurs agréés, ou bien Chanel et Dior, qui sont liés par contrat aux cultivateurs grassois pour la qualité de leur production. Cependant, certains producteurs s’affranchissent de ces entreprises en proposant leurs propres cosmétiques fabriqués à partir de leur production labellisée, s’inscrivant dans un mode artisanal.

Dans les deux cas, il s’agit de protéger et de valoriser des terroirs d’exception aux caractéristiques physiques appropriées, où le travail multigénérationnel des hommes a abouti au développement de savoir-faire uniques (cliché 3a). A ce propos, grâce à l’action de l’Association des Fleurs du Pays de Grasse, une douzaine de producteurs de roses et de jasmin se sont implantés sur le territoire, donnant naissance à de nouvelles parcelles productives, et ont prévu d’ici 2015 de lancer d’autres exploitations. Le renouvellement des générations de producteurs est donc en marche.

I.2 – Une intégration patrimoniale remarquable

Les plantes à parfum font partie du patrimoine cultural et culturel de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Durbiano, 2003 ; Naviner, 2007). Elles engendrent un flux touristique indéniable en Haute Provence, tout particulièrement avec « Les Routes de la Lavande » [8], véritables itinéraires de découverte de la Provence. Ces « routes » proposent des visites d’exploitation, permettent aux producteurs de vendre directement aux consommateurs leur huile, et font découvrir au voyageur les plateaux de lavandes et de lavandins des plateaux de Valensole, d’Albion et de Banon. Ainsi, les paysages de Haute Provence, souvent décrits comme rudes et déshérités sont valorisés et deviennent attractifs. Pour Grasse, l’impact est moins diffus et se concentre sur le centre-ville doté de trois parfumeries traditionnelles populaires, du nouveau musée de la parfumerie interactif et du jardin expérimental. Seuls deux producteurs font visiter leur exploitation de roses et de jasmin. Au total, il existe en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, 15 sites industriels et 9 distilleries-exploitations qui peuvent être visités, 24 manifestations qui sont organisées chaque année, et 91 activités autour des plantes à parfum qui sont proposées (carte 1). Cela représente environ un total de 2 millions de visiteurs en 2009 qui ont participé à ces évènements [9], et « le terroir du vendeur sert de vitrine au territoire » (Delfosse et Bernard, 2007, p. 23-27). Malgré une image qui a été parfois folklorique, la lavande est, pour les motifs exposés, définitivement au cœur des représentations de la Provence ; si la ville de Grasse est davantage tournée vers le patrimoine industriel, le « pays grassois » possède néanmoins un patrimoine floral et que les fleurs d’exception que sont la rose et le jasmin font partie prenante d’une filière exceptionnelle.

II – La faible valorisation de la bergamote en Calabre

II.1 – L’histoire de la bergamote

L’origine de la bergamote (cliché 4) est incertaine. Elle serait un hybride entre le bigaradier et quelques espèces d’agrumes calabraises (citron, orange, cédrat). L’histoire de l’expansion des cultures de bergamotier est liée à la fabrication de l’eau de Cologne, dont la formule fut créée par Gian Paolo Feminis, calabrais expatrié à Cologne, en 1704. L’utilisation de l’huile essentielle de bergamote dans la confection des eaux de Cologne est un ingrédient indispensable, pour son odeur fraîche et ses vertus apaisantes. En 1840, Nicola Barillà met au point la première machine d’extraction, de facture rudimentaire et non-automatisée, la « machine calabraise ». L’extraction moderne est effectuée grâce à la « Machine Spéciale », inventée en 1928, et la « pelatrice » s’est mécanisée (cliché 5).

L’Italie produit 87% de la production mondiale, la Côte d’Ivoire, où l’espèce s’est acclimatée, en produit 13%. A une culture emblématique s’associent des savoir-faire traditionnels qui se modernisent progressivement (invention de la pelatrice) et donnent naissance à l’économie de la bergamote. En réponse aux problèmes de régulation du marché, aux crises économiques et aux contrefaçons naissantes tout au long du XXème siècle, un système de protection se met en place : dès 1974, les lots d’huile essentielle de bergamote de Calabre destinés à l’exportation sont analysés par la Station Expérimentale pour l’Industrie des Essences et des Dérivés des Agrumes de Reggio Calabria. La loi régionale du 5 février 1977 a instauré les principes du Consortium de la Bergamote, représentant les producteurs (carte 2). Enfin, c’est en 2001 qu’a été promulguée l’AOP « Huile essentielle de bergamote de Calabre », assortie de plusieurs aides à la production : d’abord une aide plafonnée à 600 € à l’hectare aux producteurs puis une seconde de 900 € à l’hectare, mise en place pour développer des cultures de bergamote biologiques. Ces dispositifs ont pour objectif de protéger une culture typique et d’aider les producteurs à mettre en place des techniques innovantes. Depuis septembre 2008, la société Capua (la plus importante en termes d’exportation) s’est vue confiée la gestion des opérations du Consortium pour dix ans par la région Calabre. Capua a investi des capitaux importants pour rendre le consortium opérationnel, pour que six pelatrices fonctionnent. Mais ce label de qualité se caractérise par un rayonnement très limité.

II.2 – L’efficience limitée de l’AOP « Huile essentielle de bergamote de Calabre »

Les géographes italiens (Arfini, 2005 ; Carbone, 2003 ; Boccaletti, 2008 ; Marescotti, 2010) ont mis en lumière l’AOP appliquée aux produits locaux. Ce signe de qualité est considéré comme un des moteurs du développement rural dans de nombreux territoires (Arfini, 2005). Cependant, ils précisent que les AOP ou IGP récemment opérationnelles, restent substantiellement inopérantes. Elles ne peuvent pas peser sur le marché dans la mesure où, seule une fraction modeste de la production est certifiée. C’est le cas de l’huile essentielle de Bergamote de Calabre : l’unique récolte labellisée en 2005 a généré un maigre chiffre d’affaires de 350.000 €. Elle est le parent pauvre des filières AOP italiennes. Il s’agit d’une approche imparfaite et inadéquate du signe de qualité associée à une administration complexe. En effet, très peu de producteurs se sentent concernés et adhèrent au processus de labellisation. Il est vrai que la Calabre se trouve en situation de quasi-monopole mondial pour la production d’huile essentielle de bergamote, signifiant que la production est peu concurrencée, contrairement à celle de la lavande de Provence qui l’est face aux pays de l’Europe de l’Est, à l’Espagne et à la Chine. Nous tenons à souligner aussi les nombreuses fraudes aux subventions européennes qui viennent parasiter le bon fonctionnement de cette filière par la N’Drangheta [10], et qui touche par ailleurs un passe-droit sur le salaire des cueilleurs, immigrés clandestins en grande majorité. Ainsi, suite à ces multiples fraudes, l’Union européenne a substitué les subventions au poids à l’aide à l’hectare, qui sont plus facilement vérifiables grâce au cadastre et aux images satellitaires. En effet, grâce à une main d’œuvre illégale et bon marché (payée 25 €/semaine), le tonnage indiqué par les producteurs lors de leur demande de subvention n’était pas conforme au nombre de cueilleurs déclarés [11].

Le caractère informel de l’économie de cette filière est un obstacle à la politique de valorisation. Ainsi, il y a peu de visites d’exploitation, si ce n’est celle d’un agrumiculteur, ancien fournisseur de The Body Shop et qui a mis sur pied son propre groupement de producteurs. Le rôle du consortium est abandonné à Capua qui depuis février 2010, a conclu un partenariat avec la marque Acqua di Parma ; de ce partenariat est né le premier parfum élaboré avec de l’huile essentielle de bergamote, tout sobrement appelé « Bergamotto di Calabria ». Ces actions médiatiques pour promouvoir cette ressource sont le signe d’une prise de conscience salutaire.

Conclusion : un lien produit-territoire inégal

La Haute Provence avec ses sols caillouteux, ses hauts plateaux, terrain de prédilection de la lavande a renforcé un lien produit-territoire avec la valorisation de ses paysages la multiplication d’évènements agriculturels comme les fêtes de la lavande. Ce dynamisme est prolongé par la vente directe même si celle-ci ne représente qu’une infime partie des volumes globaux. A Grasse, c’est le produit fini qui est à l’honneur avec les parfums. Deux filières, deux processus de patrimonialisation réels mais distincts où les produits sont emblématiques des territoires dans lesquels ils sont fabriqués. En revanche, s’il existe bien un lien entre le terroir et les dérivés de la bergamote en Calabre qui nécessite des conditions climatiques et pédologiques spécifiques, le lien au territoire avec ses représentations culturelles est plus ténu. Beaucoup ignorent que la bergamote est un fruit de la famille des agrumes, et que la Calabre est son territoire de prédilection. L’AOP devrait corriger ce déficit de représentations, et réduire les dysfonctionnements de la filière. Mais nous avons constaté qu’il reste du chemin à parcourir. Peut-être faudra-t-il attendre la concurrence de nouvelles régions de production émergentes comme l’Afrique de l’Ouest [12] pour que l’AOP remplisse son rôle de protection contre la délocalisation avec ce lien entre territoire et produit renforcé pour affirmer la notoriété du produit.


Bibliographie

1. ARFINI F. (2005), Segni di qualità dei prodotti agro-alimentari come motore per lo sviluppo rurale, AgriRegioniEuropa n°3, Ancona, 4p.

2. BOCCALETTI S. (2008), Indicazioni geografiche, reputazione collettiva e competizione di mercato, AgriRegioniEuropa n°15, Ancona, 4 p.

3. CALLOUD-GABRIEL B. (1998), Les plantes ne sont plus au parfum : les producteurs arriveront-ils à enrayer la crise ?, Rapport de recherches documentaires, 35 p.

4. CARBONE A. (2003), The role of désignation of origin in the italian food system, in GATTI S., Wine in the Old World : New risks and opportunities, FrancoAngeli, Milano, 240 p.

5. DELFOSSE C., BERNARD C. (2007), Vente directe et terroir, Méditerranée n°109, pp. 23-29.

6. DURBIANO C. (2003), « Signes de qualité et développement territorial dans les Alpes de Haute-Provence », Actes des Assises pour l’agriculture des Alpes de Haute-Provence, Université de Provence/TELEMME, pp. 75-84.

7. DURBIANO C., MOUSTIER Ph. (2007, dir.), Actes du colloque international sur les terroirs 9-12 mai 2007, Université de Provence/TELEMME, 236 p.

8. LANGEVIN Ph. (2005), Lavandes : d’un produit à l’image, ESC 2 Associés, 99 p.

9. MARESCOTTI A. (2010), Il ruolo del disciplinare di produzione nella costruzione dei legami tra prodotti DOP e IGP e sviluppo rurale, AgriRegioneEuropa n°20, Ancona, 5 p.

10. MONGE R. (2012), « Les Routes de la Lavande : au carrefour du développement culturel et de la valorisation de la ressource » in Actes du colloque international Routes et itinéraires culturels, entre mémoire et développement, Université Laval, Québec, 490 p.

11. NAVINER B. (2002), Routes et paysages de la lavande en Provence, Thèse d’anthropologie, Paris, EHESS, 890 p.

12. SYLVANDER B., CORNET_PERRIER Ph. (2000), Firmes, coordinations et territorialité. Une lecture économique de la diversité des filières d’appellation d’origine, Economie Rurale n°258, pp. 79-89.


[1] Source : INAO

[2] Le principe de l’AOP est analogue à celui de l’AOC française : toutes les étapes de la fabrication d’un produit typique doit avoir lieu dans la zone géographique de prédilection. L’IGP distingue « un produit dont toutes les phases d’élaboration ne sont pas nécessairement issues de la zone géographique éponyme mais qui bénéficie d’un lien à un territoire et d’une notoriété » (INAO).

[3] L’aide européenne s’élève à 525.000 Euros par an au 20-02-2002

[4] Office National et Interprofessionnel des plantes à parfum, aromatiques et médicinales

[5] Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt

[6] Toujours à l’état de projet. Pour des raisons de volumes, l’IGP peut être appliquée sur la rose mais ne peut l’être sur le jasmin.

[7] Sénateur-maire de Grasse

[8] Créées en 1994, au moment où la récolte de la lavande était au plus bas (Monge, 2012).

[9] Enquêtes personnelles.

[10] Mafia calabraise.

[11] Cette affaire a été appelée en Italie « le scandale des oranges de papier ».

[12] Une petite production en Côte d’Ivoire existe depuis quelques années. La majorité de la production est exportée vers l’Italie (iStat, 2010).

Portfolio

Carte 1

Aire de production des plantes à parfum en région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Carte 2

Aire de production de la bergamote de Calabre

Cliché 1

Exploitation de lavande agréée AOC (Vaucluse)

Cliché 1a

Distillerie d’une exploitation de lavande AOC

Cliché 2

Fleurs d’Exception du Pays de Grasse

Cliché 3

Fleurs d’Exception du Pays de Grasse

Cliché 3a

Unité d’extraction de la rose et du jasmin (Grasse)

Cliché 4

Bergamote de Calabre

Cliché 5

Pelatrice mécanisée